A propos des "douces violences".

Publié le 14 Janvier 2015

Bonjour,

 

Hier, je relisais un article à propos de ce que l'on appelle "les douces violences".

Cet oxymore (figure de langage qui consiste à mettre ensemble deux termes contraires, ici "douces" et violences") met en lumière un ensemble d'actes, d'attitudes, de réflexes, de mots, dont nous avons plus ou moins conscience, qui nous échappent lorsque nous nous occupons d'enfants, mais qui sont préjudiables à sa sécurité affective et/ou à son développement.

   On retrouve ces douces violences aussi bien dans la sphère familiale, que dans les différents lieux d'accueil de la petite enfance, ainsi que dans la vie de tous les jours.

 

Bien sûr, nous écarterons de cet ensemble, les actes de maltraitance avérée, parce que dans les douces violences, il n'y a, à priori, pas d'intention de faire du mal ou de nuire à l'enfant.

 

Les excellents livres de Christine Schuhl (liens ci-dessous) ont largement contribué à une prise de conscience générale, et aidé aussi bien les professionnelLEs que les familles à les repérer.

 

 

D'ailleurs, une liste (non exaustive et destinée à être discutée, questionnée et accompagnée) a été élaborée à partir de ces ouvrages. Vous la trouverez ici : 

 

 

 

 

Pour autant, même si certaines attitudes, citées dans la liste ci-dessus, sont aujourd'hui facilement identifiables comme étant de douces violences, d'autres en revanche continuent de passer inaperçues...

Aussi est-il bon de toujours nous demander, lorsque nous sommes en présence d'enfants :

  • "Ce que je suis en train de faire, de dire, fait-il du bien à cet enfant ou pas ?"
  • ou bien :  "Suis-je toujours en relation avec lui, connectéE à lui, lorsque je fais ça, ou que je dis ça ? "
  • ou encore : "Ce que je suis en train de faire, de dire, quel(s) effet(s) cela peut avoir sur lui ?"

 

Prendre l'habitude de se questionner de cette façon, en son for intérieur, c'est une aide immense pour chacunE d'entre nous, pour repérer toutes ces petites choses que nous faisons ou disons à l'enfant, (ou simplement en sa présence), sans nous en rendre compte...

 

Elle nous permet de passer d'actes ou d'attitudes réflexes, à des actes ou attitudes réfléchis.

 

Concernant notre pratique professionnelle, ce passage du réflexe au réfléchi, est absolument indispensable : il garantit une qualité dans la relation que nous avons avec l'enfant, et un respect plus grand à son égard. Il nous place dans la "juste distance", celle que l'on appelle la distance professionnelle.

 

J'ai envie de finir avec une très jolie citation de Françoise Dolto, trouvée sur le net lors de mes recherches : 

 

"Soyez, avec un enfant, comme devant une personne de marque, respectueux de lui et de son devenir.".

Belle journée !

Laetitia Montastier.

Rédigé par ram issoire communauté

Publié dans #pedagogie

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